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Cet article complète les posts et vidéos réalisés sur le temple du Climont (protestant) et le cimetière bourgeois (catholique). vous pouvez voir ces articles et vidéos sur le site de la SHVV en cliquant sur les liens ci-après :

Rénovation du temple du Climont : la fin d’une première étape.

Ouvrage – Le Climont : origine et histoire d’une paroisse (1992)

Le cimetière (des) bourgeois de Villé.

 

La présence juive dans la vallée de Villé remonte au XIXe siècle à Bassemberg, où une synagogue est construite vers 1832 pour une communauté qui comptera une vingtaine de personnes à compter de 1850. Cette synagogue, située rue Principale, est transférée progressivement à Villé au milieu du siècle pour des raisons économiques et cultuelles, marquant le centre de la communauté. L’ancienne structure à Bassemberg est vendue et malheureusement détruite par un incendie en 2011 (le bâtiment a été reconstruit à l’issue de ce tragique évènement).

Le nombre de fidèles à Villé va augmenter progressivement, ce qui motive la construction d’une nouvelle synagogue en 1904 sur un terrain offert par Pauline Bader.  Les plans sont signés par les architectes strasbourgeois D. Falk et E. Wolf, répondant à cet essor démographique sur un demi-siècle. La communauté atteint une soixantaine de personnes en 1910. Ce bâtiment symbolise aussi le transfert du centre communautaire vers Villé.

La synagogue de Villé se trouve au 2, rue de la Gare et sert de lieu de culte unique et ponctuel (essentiellement pour les fêtes de Hanouqa-fête des lumières et Yom Hatsmaout qui marque la création de l’état d’Israel en 1948) pour la communauté.

Cette dernière reste modeste aujourd’hui, et est parfaitement intégrée à la vie locale avec des interactions interreligieuses, comme des journées culturelles partagées avec les paroisses voisines. Des études historiques, telles que celles de Pierre Katz (DCD) et Francis Dreyfuss en 1995 ou 1998 (cf. plus bas), documentent sa persistance malgré les défis passés. Elle incarne un patrimoine alsacien discret mais vivant. 

En 2023, le conseil municipal de Villé a validé le principe de la pose de Stolpersteine (les « Stolpersteine » sont des pavés de mémoire en hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale) à la suite d’une initiative de Francis Dreyfuss. Le dimanche 17 novembre 2024, après la célébration du 80e anniversaire de sa Libération, cinq Stolpersteine  (Léonie Dreyfuss née Weill, Juliette Bloch née Dreyfuss, Liliane Bloch – la fille de Juliette – au 12 rue du Mont Sainte Odile, Lucien Abraham Dreyfuss au  19 rue Louis Pasteur et Armand Gustave Dreyfuss au 8 place Charles de Gaulle) sont posés à Villé en mémoire de cinq habitants de la commune, déportés et exécutés lors de la Seconde Guerre mondiale.

Pour mémoire, une sixième personne déportée est revenue des camps en 1945 (Denise Bloch épouse Mhayne).

ND

Vous pouvez lire les articles parus dans les annuaires de la SHVV de 1995 et 1998.

Un film (réalisé avec Francis Dreyfuss) présente ci-dessous la synagogue.